
La vague belge de 1989-1990 : des milliers de témoins, et une photo truquée
Des milliers de témoins, une armée de l'air coopérative, et l'image la plus célèbre de l'affaire finalement reconnue comme un…
Le GEIPAN, ses classes A à D, les grandes affaires françaises et ce qu'on prend pour un OVNI.
5 dossiers sous cette entrée
La France a une singularité que peu de pays partagent : un organisme public, civil, chargé de recueillir et d'instruire les témoignages d'observation. Le GEIPAN — Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés — est rattaché au CNES. Il a été créé en 1977 sous le nom de GEPAN, et ses dossiers sont consultables en ligne. C'est le point de départ obligé de toute discussion sérieuse sur le sujet en français.
Le GEIPAN ne dit pas « OVNI » mais PAN, phénomène aérospatial non identifié. Le changement n'est pas cosmétique : « objet volant » suppose un objet et un vol, deux choses qu'un témoignage n'établit pas. Un point lumineux dans le ciel est un phénomène observé, pas nécessairement un objet.
Chaque cas instruit reçoit une classe. A : identifié avec certitude. B : probablement identifié, une hypothèse tient mais n'est pas démontrée. C : non identifiable, faute de données exploitables — c'est la classe la plus fournie, et elle ne dit rien d'extraordinaire, seulement que le témoignage est trop pauvre. D : non identifié malgré des données consistantes, ou faute de données suffisantes pour un phénomène par ailleurs documenté. Les cas classés D représentent environ 3 % du total, sur plus de 3 000 cas instruits.
Ce chiffre mérite d'être retenu dans les deux sens. Il est assez bas pour écarter l'idée que le ciel serait quotidiennement visité. Il est assez stable pour qu'on ne puisse pas prétendre que tout est expliqué.
Le témoin remplit un formulaire : date, heure, lieu, direction, durée, hauteur apparente. Le GEIPAN recoupe ensuite avec les données disponibles — trafic aérien, lancements, rentrées atmosphériques, éphémérides, météo, parfois radar. Un enquêteur peut se déplacer. Le dossier est publié avec sa classe, y compris quand la conclusion est qu'on ne sait pas. C'est cette publication systématique, y compris des échecs, qui distingue le dispositif des sites qui ne racontent que les cas spectaculaires — un travers décrit dans légendes et folklore.
Les identifications relevées sont toujours les mêmes. Vénus, de loin la première cause, brillante et basse sur l'horizon, apparemment immobile puis mouvante quand l'observateur bouge. Les lanternes thaïlandaises, qui ont produit des vagues entières de signalements depuis les années 2000. Les satellites et désormais les trains de satellites, qui défilent en ligne. Les rentrées atmosphériques d'étages de fusée, longues et silencieuses. Les ballons, les drones, les reflets sur une vitre. La liste est courte et couvre l'écrasante majorité des cas.
La méthode d'instruction du GEIPAN — chronologie, recoupement, hypothèses testées — est celle qu'on retrouve dans fantômes et hantises, à ceci près qu'elle y est rarement appliquée. Les récits d'enlèvement croisent expériences et EMI, notamment la paralysie du sommeil. Et la façon dont une observation devient une histoire relève de légendes et folklore.

Des milliers de témoins, une armée de l'air coopérative, et l'image la plus célèbre de l'affaire finalement reconnue comme un…

Vénus arrive largement en tête. La liste est courte et couvre l'écrasante majorité des signalements instruits.

Un service public, civil, rattaché au CNES, qui publie ses dossiers y compris quand il ne conclut pas. Le circuit…

Quatre lettres, et un contresens fréquent : la classe C ne désigne pas un mystère mais un témoignage trop pauvre.

Le 8 janvier 1981, un jardinier décrit un engin posé dans son terrain. Ce qui a été mesuré, et ce…
Le Groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, un service public rattaché au CNES, créé en 1977 sous le nom de GEPAN. Il recueille les témoignages d'observation en France, les instruit et publie ses dossiers en ligne. Peu de pays disposent d'un organisme civil et public chargé de cela.
A : identifié avec certitude. B : probablement identifié, une hypothèse tient sans être démontrée. C : non identifiable faute de données exploitables — c'est la classe la plus fournie, et elle signale un témoignage trop pauvre, pas un mystère. D : non identifié malgré des données consistantes. Les cas D représentent environ 3 % des plus de 3 000 cas instruits.
Vénus arrive largement en tête : brillante, basse sur l'horizon, apparemment immobile puis mouvante quand l'observateur se déplace. Viennent ensuite les lanternes thaïlandaises, qui ont produit des vagues entières de signalements depuis les années 2000, les satellites et leurs trains, les rentrées atmosphériques d'étages de fusée, les ballons, les drones et les reflets sur une vitre.
Cookies
Ce site utilise des cookies de mesure d’audience et, sur certaines pages, des contenus hébergés ailleurs. Rien n’est déposé sans ton accord, et tu peux changer d’avis quand tu veux depuis le pied de page. Le détail.